« Après l’orage » de Selva Almada

Critiques, libraires, journalistes, beaucoup se sont enflammés pour cette auteure argentine au moment du salon du livre en mars dernier.
Selva Almada serait, soi-disant, le symbole d’un renouveau de la littérature « hecha en Argentina » qui aurait, enfin, brisé les chaînes qui l’attachent à Borges et qui parlerait d’autres choses que de la dictature. N’ayant peur de rien, certains l’ont même comparé à Faulkner.images Oui, son livre se lit bien, nous transporte dans ce far-north argentin dont l’immensité et la rudesse du climat n’ont rien à envier au far-west américain. Mais, ce n’est pas un chef d’oeuvre.

« Après l’orage » raconte un huit-clos dans un garage perdu dans la province du Chaco. Le révérend Pearson qui voyage avec Leni, sa fille adolescente, s’y retrouve après une panne de voiture. Le garagiste vit avec un garçon qu’il tente d’éduquer tant bien que mal. L’orage éclate alors qu’il se bat avec le moteur de la voiture du Révérend. Les voyageurs ne peuvent reprendre la route. Ils vont rester quelques heures de plus. Un laps de temps durant lequel le pasteur évangéliste se met en tête de « sauver » le garçon, de l’emmener avec lui pour l’éveiller à Dieu et conserver la pureté de son âme. Le gamin regarde avec curiosité ce visiteur qui lui parlent de Dieu. Son père observe avec méfiance la « danse de séduction » de l’étranger qui prétend lui ravir le gosse.El viento que arrasa
L’écriture est très épurée, le style asséché comme la terre par le vent précédant l’orage. Je n’ai rien contre les livres où il ne se passe rien mais là, je n’ai pas « accroché », peut-être aussi car le thème -le religieux- m’intéresse peu. Ce livre est le premier roman de Selva Almada, 37 ans, auteur de contes et de poésie à qui on prédit un grand avenir. Ca reste à voir.

PS: je l’ai lu en français

* »Après l’orage » de Selva Almada, éditions Métaillé, 2014

*En espagnol : « El viento que arrasa », Mardulce Editora, 2012

*Le magazine littéraire : l’article de Bernard Quiriny est, parmi tous ceux parus pendant le salon du livre, celui qui dresse le portrait le plus intéressant de la jeune garde littéraire argentine. http://www.magazine-litteraire.com/mensuel/541/riches-heures-argentines-11-03-2014-120520″

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